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Prix installation panneaux solaires

 Prix installation panneaux solaires

par JIHEN publié le 13 Mar 2024

En quelques décennies, l’énergie solaire est passée de source d’avant-garde à un statut de ressource prisée et encouragée. Cette évolution s’est naturellement accompagnée d’une baisse des prix, au bénéfice des candidats tentés par cette énergie propre et renouvelable. 

Pour faire son choix, il est nécessaire de connaître les différents types de panneaux.

Panneaux photovoltaïques monocristallins et polycristallins

Ces panneaux transforment directement les rayons solaires en électricité. Leurs cellules sont composées de silicium cristallin. Les panneaux monocristallins sont les plus efficaces, et donc les plus coûteux. Leur couleur noire favorise la captation du rayonnement, c’est pourquoi ils sont conseillés dans les régions les moins ensoleillées. Les panneaux polycristallins, d’une teinte bleutée, conviennent quant à eux aux régions de soleil.

Panneaux thermiques

Les panneaux thermiques convertissent le rayonnement solaire en chaleur, utilisable pour le chauffage et celui de l’eau. Les capteurs peuvent être de différents types. À tubes sous vide, la captation est réalisée par des absorbeurs situés à l’intérieur des tubes, sans subir les différences de température extérieure. Les capteurs à plans vitrés, les plus courants et de bon rapport qualité-prix, produisent un effet de serre sur une plaque qui absorbe la chaleur.

Les capteurs à plans opaques, composés de tuyaux opaques dans lesquels circule un fluide qui véhicule la chaleur, sont les moins productifs mais aussi les plus abordables.

Le principal inconvénient est la nécessité d’un chauffage d’appoint quand les températures sont trop basses.

Panneaux hybrides

Ils cumulent les propriétés des capteurs photovoltaïques et thermiques pour produire électricité et chaleur.

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Des avantages quantifiables de l'énergie solaire

L’un des avantages majeurs de l’énergie solaire tient aux économies réalisées. En disposant d’une ressource gratuite et infinie, le gain peut atteindre les 40 % d’économies. Un habitat ainsi équipé gagne aussi en valeur, qui se mesurera au moment de la revente. 

La préservation de l’environnement gagne dans l’exploitation de cette énergie propre et permanente.

Enfin, il est possible de rentabiliser cet investissement en revendant l’énergie produite en surplus, assurant une rente appréciable.

Un entretien limité, nettoyage régulier et vérifications ponctuelles par un professionnel, contribue à faire de l’énergie solaire une ressource économique.

Les conditions pour une installation performante

Le sud n’est pas le terrain exclusif de l’énergie solaire… Les panneaux, aujourd’hui de plus en plus productifs, peuvent se contenter de quelques heures d’exposition.

Néanmoins des conditions sont nécessaires : un toit, de préférence, avec une inclinaison de 30° orientée sud, sud-ouest ou sud-est et l’absence d’obstacles comme des arbres ou bâtiments élevés proches. Si de la végétation source d’ombrage est proche, un agencement bien conçu des panneaux parvient à éviter les ombres gênantes.

La possession d’un toit, support privilégié, ou sa capacité à recevoir des panneaux, ne sont pas absolument obligatoires. Il est possible d’installer des panneaux solaires au sol, dans un jardin, éventuellement sur un balcon. La solution est moins esthétique, car il n’y aura pas de camouflage, mais elle peut représenter une alternative.

L’état de la toiture est à vérifier avant l’installation. La nécessité d’une rénovation de toiture risquant de survenir à moyen terme, il est préférable d’y procéder pour ne pas compromettre un équipement solaire qui devrait être démonté au moment de la réfection du toit.

Quelle puissance selon l’habitation ?

La puissance nominale d’un panneau solaire est exprimée en watts-crête (Wc), qui établit sa puissance maximale, dans les meilleures conditions possibles (température, ensoleillement, orientation…) et dépend de son matériau et de sa surface. Toutefois sa puissance réelle est exprimée en Watts car l’on tient compte d’une perte de rendement d’environ 15 % par rapport à la puissance nominale, reflet de conditions réalistes, comme un ensoleillement variable.

Par ailleurs, la consommation électrique se mesure en kilowattheures (kWh).

Afin de déterminer le nombre de panneaux à installer plusieurs facteurs sont à évaluer et la consommation en premier lieu.

Un logement habité dispose d’un indicateur précis avec la facture d’électricité. Pour  un logement neuf, il faut tenir compte de la superficie du bâtiment, du nombre d’occupants, qui détermine les besoins en énergie ainsi que le nombre et la fréquence des appareils électriques utilisés, le type de chauffage et de chauffe eau sanitaire, la performance de l’isolation.

Pour calculer ses besoins, on divise la consommation annuelle par la puissance nominale du panneau.

La performance des panneaux varie selon leur matériau, les plus puissants étant les panneaux voltaïques monocristallins. S’ils affichent par exemple une puissance nominale de 400 Wc, pour une consommation annuelle de 4700 Wc ou 4,7 kW, 11 panneaux seront nécessaires.

Les panneaux polycristallins présentent une puissance moindre, située entre 250 et 350 Wc.

Coût et rentabilité d'un panneau photovoltaïque

On estime que le coût du photovoltaïque a baissé de plus de 80 %, tandis que le rendement des cellules en silicium cristallin a progressé de 4 %.

Le prix varie selon le type de panneau, la puissance demandée, et le type de pose. Plus que la superficie de l’habitat, c’est la consommation estimée qui est essentielle dans le calcul de l’investissement.

Le prix au m² d’un panneau photovoltaïque se situe entre 700 et 1000 euros. Un m² produit environ 150-200 Wc, sachant qu’un 1 kW = 1000 Wc.

Prix moyens d’une installation solaire

Une installation photovoltaïque assurant une puissance de 3 kW, pour une maison de 100 m² occupée par 4 personnes, nécessite une dizaine de panneaux, pour un coût de 9000 à 13000 euros. Le prix (16 panneaux environ) pour 6 kW tourne autour de 15 000 euros. Il sera de 25 000-30 000 euros pour 9 kW, de 40 000-55 000 euros pour 12 kW.

Lorsque le toit est inutilisable ou inexistant, une installation au sol offre une solution d’énergie solaire selon les trois modes : photovoltaïque, thermique ou hybride. Pour une maison standard de 100 m² et 3 kW, l’installation au sol revient de 8000 à 11 000 euros. Toutefois, ce type de pose ne peut pas bénéficier des aides de l’Etat.

Pour réaliser quelques économies sur sa facture d’électricité, il existe des kits solaires plug and play que l’on peut installer soi-même au sol. Il suffit de disposer d’un espace ensoleillé suffisant et d’une prise de courant. D’une puissance moyenne de 300-450 Wc, ces kits peuvent, par exemple, couvrir la consommation de plusieurs appareils électroménagers courants : 1 téléviseur, 1 PC,  réfrigérateur, 1 lave-linge et 10 ampoules LED. Le coût se situe autour de 800-2500 euros pour des puissances allant de 300 à 2500 Wc.

Pour stocker l’énergie solaire produite, la batterie constitue le complément indispensable d’une installation. Compter 1 kWh de batterie pour 1 kWc de panneau.

Les batteries au plomb sont les plus répandues et les moins chères, environ 100- 400 euros/kwh, celles au lithium les plus performantes et les plus coûteuses, autour de 600-1000 euros/kwh.

  • Panneaux thermiques : le coût est de 800-1700 euros pour un système chauffe eau solaire, de 5000 à 18 000 euros pour un système solaire combiné.
  • Panneaux hybrides : le prix se situe autour de 13 000-15 000 euros pour une puissance de 3 kW. La présence de plus en plus répandue de voitures électriques intervient aussi dans l’option panneaux solaires. Il faut alors ajouter aux besoins de consommation domestiques ceux d’une voiture, en fonction de la puissance de la borne de recharge et de la capacité de la batterie, hybride ou 100 % électrique.  La recharge d’une batterie sollicite une puissance d’environ 300 Wc pour cette opération.

Aides à l’énergie solaire

La promotion de l’énergie solaire bénéficie de nombreux encouragements.

  • Prime à l’autoconsommation : lorsque l’on choisit une installation d’une puissance égale à sa consommation, il s’agit d’une autoconsommation, avec ou sans revente. Les panneaux doivent être posés sur le toit et ne pas produire plus de 100 kw. Cette solution est encouragée sous la forme d’une prime, variable selon le tarif réglementé. Elle est de 370 euros/kWc, pour une puissance de 3kWc et de 280 euros/kWc pour une puissance entre 3 et 9 kWc. La demande s’opère automatiquement lors du dépôt de dossier de raccordement au réseau.
  • L’obligation d’achat EDF : le rachat du surplus d’électricité se situe autour de 0,13 euros/kWh si la puissance est inférieure à 9 kWc, ce prix diminue quand la puissance augmente. Cette rente est réalisable pendant 20 ans. Une moyenne de gain de 200 euros par an a été constatée pour une installation standard.
  • Eco-prêt à taux 0 : jusqu’en 2027, il est possible de contracter un prêt à taux zéro pour une rénovation énergétique, l’installation de panneaux solaire étant éligible à ce prêt.
  • Tva allégée : un taux réduit à 10 % s’applique aux installations photovoltaïques, réalisées par une entreprise RGE, en autoconsommation pour une puissance maximale de 3 kWc. Un taux de 5,5 % est applicable au coût de main-d'œuvre
  • MaPrimeRénov’ : réservée aux panneaux thermiques et hybrides, elle peut atteindre 4000 euros pour l’installation d’un équipement de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire.
  • La prime énergie : ne concerne que les panneaux thermiques ou hybrides et varie de 2500 à 4000 euros selon le revenu du ménage.
  • Collectivités locales : les régions, département, ainsi que l’ADEME (Agence de la transition écologique) octroient certaines aides,  selon la zone géographique habitée.
FAQ

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